Bienvenue sur le blog de Natali Gagnon

Je vous souhaite d'agréables découvertes dans ces articles que j'écris en m'inspirant des gens que je rencontre, des lectures que je fais et surtout de la vie et de mes propres expériences.

Vous pouvez faire des commentaires ou m'écrire à spookieg@videotron.ca, je suis toujours ouverte à vos idées. Si vous désirez que j'aborde un thème en particulier, n'hésitez pas à m'en faire part.

Namasté !
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samedi 2 juin 2012

Informations complémentaires à la soirée de méditation du 1ier juin 2012



Suite à la soirée de méditation de vendredi le 1er  juin 2012 au Centre Yoga Santé de Laval, je vous offre quelques liens pour les méditations qui ont été abordées durant cette soirée.

La soirée avait pour thème Retrouver la paix.

Voici quelques méditations pour vous aider dans ce sens:

La méditation des 4 vertues infinies :   

La médiation du pardon :
http://yoginatali.blogspot.ca/2010/12/meditation-du-pardon.html

Méditation selon le principe de RAIN:
http://yoginatali.blogspot.ca/2010/01/meditation-selon-le-principe-rain.html

Je vous offre également ma petite liste d'éléments à cultiver pour retrouver la paix:
  • Reconnaitre que tout est parfait tel qu'il est.
  • Faire la paix avec ce que nous sommes. 
  • S’accepter tel quel
  • Entrer en amitié avec tous les aspects de ce que nous sommes.
  • Développer l’humour. 
  • Développer notre vertu d'équanimité (Voir la médiation des 4 vertus infinies citée plus haut).
  • Reconnaitre que nous ne sommes pas parfaits et que c’est bien ainsi et reconnaitre également que l’autre ne l’est pas.  Chacun a droit à l’erreur.  Accepter l'autre tel qu'il est dans sa différence sans vouloir le rendre à l'image de ce que nous aimerions qu'il soit.
  • Faire la paix avec les autres en pardonnant  (voir la médiation du pardon citée plus haut)
  • Se pardonner également du mal qu'on a pu faire.
  • Éliminer les jugements de soi et des autres.
  • Dans la méditation nous pouvons découvrir nos blessures, notre nature véritable et développer de la compassion.  Donc, MÉDITER! :)
  • Reconnaitre nos peurs,  la peur de la non-existence, de l'abandon, de la solitude, du changement.  Tenter de les faire diminuer.  (Voir le principe de RAIN cité plus haut)
  • Remplacer la peur par la confiance.  La peur est souvent causée par des scénarios que nous nous imaginons.  Voir l'article sur la peur : http://yoginatali.blogspot.ca/2010/01/prisionnier-de-la-peur.html 
  • Lâcher-prise, ne pas s'attacher aux choses, à nos idées, aux personnes qui nous entourent.  Laisser venir à nous ce qui veut bien venir à nous (aparigrhaha). 
  • Ne faites pas un plat de tout et de rien!
  • Reconnaitre que tout change tout le temps, de l'impermanence de toute chose.
Shanti, Shanti, Shanti! 
Paix, paix, paix !


jeudi 3 novembre 2011

Méditation pour relâcher sur une difficulté

Je remet le lien pour la méditation que nous avons abordée au cours de méditation du mercredi 2 novembre 2011.

Cette méditation est très utile pour apprendre à relâcher lorsque nous vivons une difficulté, un problème ou une émotion. Elle m'a souvent servie.

http://yoginatali.blogspot.com/2010/11/meditation-pour-relacher-sur-une.html

Ce genre de méditation pourra vous aider à aborder les difficultés avec plus de clarté, mais il est important de l'utiliser avec beaucoup de douceur, sans rien forcer. Les étapes se transforment une à la fois et il faut souvent revenir aux étapes précédentes avant d'atteindre le niveau de compréhension de l'étape cinq. Pour certains problèmes ou situations, il se peut que nous puissions trouver nos réponses en quelques assises tandis que pour d'autres cela peut prendre plusieurs mois, voire même plusieurs années.

Bonne méditation dans la compréhension et l'éveil.


mercredi 5 octobre 2011

lundi 13 juin 2011

Quoi faire avec les pensées durant la méditation?

«Meditation isn’t about getting rid of thoughts – you’ll think forever. Nevertheless, if you follow the breath and label your thoughts, you learn to let things go. » (Pema Chödrön – Start where you are - En français La voie commence là où vous êtes)

Durant la médiation, il n’est pas nécessaire d’arrêter de penser complètement mais plutôt de laisser les pensées être présentes sans s’y accrocher et poursuivre l’histoire. Lâcher prise sur tout ce que nous retenons et laisser aller la pensée comme si nous étions dans un rêve et que notre conscient ne pouvait pas intervenir. Reconnaitre qu’il n’y a rien de rigide ni de fixe, que tout est en perpétuel changement.

Quand nous nous apercevons que nous sommes partis vers une pensée et que nous poursuivons une histoire purement inventée, nous pouvons étiqueter cette pensée. L’étiquette peut prendre différentes formes telles que souvenirs, récrimination, angoisse sur le futur, planification, culpabilité, jugement, envie. Il suffit d'appliquer beaucoup de douceur et de sympathie pour nous même quand nous nous rendons compte que nous nous égarons en étiquetant la pensée et de retourner notre attention très délicatement sur notre souffle. Cela prend une dose d’humour et de compassion envers notre mental qui s’agite en tous sens et le ramener avec beaucoup de douceur à l’observation et à la contemplation de ce qui se passe intérieurement.

L’expérience que nous vivons est en fait constituée de sensations corporelles, du souffle qui s’infiltre en nous, des émotions qui peuvent monter, des pensées qui surgissent de nulle part, de nos sens qui entendent, goûtent, sentent, voient, ressentent. Il faut reconnaitre que tout change tout le temps et que tout ce que nous vivons, ressentons et pensons ne sont que des souvenirs qui passent. Que tout sera remplacé par autre chose éventuellement. Le mot clé pour lâcher prise est de ne pas en faire tout un drame et de laisser tout ce qui arrive nous éveiller et nous faire prendre conscience que ce que nous vivons, c’est la vie qui se présente à nous.

Et la vie est meublée d’évènements agréables, d’évènements moins agréables et d’évènements neutres. Il suffit de reconnaitre notre attirance vers les éléments agréables et notre réaction face à des éléments désagréables et de laisser être tout ce qui nous arrive comme une voie d’éveil, d’ouverture à la vie et d’apprentissage.

Je vous souhaite de lâcher-prise et de vous ouvrir à tout ce qui est avec humour, douceur et patience!

lundi 7 février 2011

Espace de bonheur

«La beauté est indissociable du regard de celui qui voit» (Heinz Pagels)



Je vous offre un petit cadeau photographique pris au merveilleux parc de la Mauricie, moi en méditation devant la splendeur de la nature et surtout dans le calme du silence.

J’y étais un jour et j’ai trouvé apaisant l’espace dans lequel je me trouvais. C’est pourquoi, quand je suis prise dans le tourbillon de la vie quotidienne et que j'en ressens le besoin, j’y retourne souvent par la pensée. Je m’assois et je me dépose dans cet espace de paix qui peut revivre en moi de façon très vive, je mets tous mes sens au service de cette visualisation, la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher et même le goûter. J’imagine les textures, les couleurs, les odeurs, le vent qui touche ma peau, le chant des oiseaux, tout ce qui peut faire naitre la sensation d’y être. Nul besoin d’être physiquement dans un endroit pour y retourner, notre imaginaire peut reconstruire ce que nous désirons. C’est mon espace à moi, celui où personne ne peut m’atteindre, où je me sens forte et puissante, où je suis unie à la terre, à l’univers et à tout ce qui m’entoure et surtout c’est mon endroit de guérison. J’y laisse mes pensées, mes blessures et je me laisse guérir par cet endroit de calme. Le silence apparait dans mon esprit et je retrouve ce sentiment de plénitude et de bien-être. Je souhaite que chacun possède un tel endroit qu’il peut visiter sans retenue! Dans mon cas, en plus d’y retourner mentalement, j’ai la chance d’y retourner physiquement de temps à autre… c’est toujours un immense sentiment de bien-être qui m’envahie aussitôt que je mets la clé dans le contact car ma destination s’appelle bonheur.

Je vous souhaite à tous de trouver un espace comme celui-ci et de le visiter le plus souvent possible.

mercredi 2 février 2011

Méditation pour changer un élément dans notre vie

«Pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent » (Wiston Churchill)

« Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre » (Marc Aurèle)

Nous sommes constamment confrontés à des choix qui s’offrent à nous. Nous choississons les aliments pour nous nourrir, les relations et les pensées que nous entretenons, les films que nous regardons, etc. Parfois, nos choix sont sains et nous apportent santé et bien-être. Il nous arrive que nous choisissons des éléments moins bons pour notre système en l’intoxiquant de diverses façons. Que ce soit avec l’alcool, la cigarette, les drogues, les mauvais gras, les sucres raffinés, les farines blanches, les mauvaises relations, les mauvaises pensées, les films de violence, l’inactivité nous intoxiquons notre corps et notre esprit.

Il est possible d’opérer des changements dans nos vies en éliminant certaines toxines, mais il faut y aller doucement et sans tenter d’éliminer ou de changer tout d’un seul coup. Il faut travailler un élément à la fois en acceptant parfois les rechutes. Mais il est possible de changer quand nous définissons l’intention du changement clairement.

Je vous offre aujourd’hui une méditation pour vous aider à changer quelque chose dans vos habitudes de consommation ou de vie, ici je parle de consommation physique mais également mentale.

Voici les étapes de la méditation :

  • S’assoir confortablement en se déposant et en se détendant. Prendre un moment pour arriver dans le corps pour ressentir le souffle et se détendre dans l’expérience. Cette étape peut durer entre 5 et 15 minutes, elle est importante pour calmer l’agitation du mental et s’ouvrir à l’expérience.
  • Ensuite, nous pouvons déterminer quel élément nous voulons modifier dans nos habitudes de vie. Je donne quelques exemples : arrêter de prendre du café, diminuer ma consommation de sucre ou d’alcool, remplacer les farines blanches par des farines de blé complet, augmenter le nombre d’heures d’entrainement par semaine, prendre du temps pour me reposer, remplacer mes pensées négatives par des pensées joyeuses, me débarrasser d’une relation toxique avec x… Vous pouvez continuer cette liste à votre guise.
  • Voici les phrases à se répéter une à la fois pendant 4 ou 5 minutes, prendre du temps pour chaque phrase. Observer les réactions physiques quand la phrase résonne en nous. Demeurer dans l’observation du corps physique. Chaque phrase apportera peut-être des transformations dans les sensations ressenties et fera peut-être monter certaines émotions.
    o Amener l’attention à l’élément qu’on désire changer. Verbe…
    o Amener l’intention. J’ai l’intention de…
    o Amener la volonté. Je vais…
  • Exemple
    o Diminuer ma consommation d’alcool
    o J’ai l’intention de diminuer ma consommation d’alcool
    o Je vais Diminuer ma consommation d’alcool

Bonne détoxification!

mardi 21 décembre 2010

Méditation du pardon

« If we could read the secret history of our enemies, we should find in each person’s life sorrow and suffering enough to disarm all hostility » (Henri Longfellow)
Traduction libre:
« Si nous connaissions l’histoire secrète de nos ennemis, nous y découvririons ses pires souffrances de la vie, nous menant ainsi à l’abolition de toute hostilité »

Le temps des fêtes est une période de rencontres où les souvenirs du passé font surface. Souvenirs agréables parfois et souvenirs qui nous rappellent notre souffrance selon nos expériences du passé. Nous trainons en nous beaucoup de souffrance reliée au passé parce que nous ne voulons pas pardonner. Nous construisons autour de notre cœur des barrières l’empêchant de s’ouvrir et de respirer.

En cette période de réjouissance, je vous offre la méditation du pardon pour alléger le corps de ces vieux ressentiments et de ces vieilles rancunes qui nous accablent. Prenez note qu’en aucun cas nous ne devons pardonner l’acte qui a été commis, le pardon s’adresse plutôt à l’être vivant qui souffre lui aussi. L’intention de cette méditation est d’alléger le corps de ses souffrances et d'ouvrir le coeur. Cette méditation provient du livre A path with heart de Jack Kornfield.

Il y a trois types de pardon, se pardonner à soi-même, demander pardon à l’autre et pardonner à une personne qui nous a blessé. Pour une assise, déterminez quel pardon vous voulez accorder et ne changez pas en cours de route, restez avec celui que vous avez choisi.

Débutez par trouver une posture assise confortable en laissant la respiration devenir votre point central d’attention. Laissez la respiration être naturelle sans la transformer, détendez-vous dans l’expérience du souffle. Permettez à votre corps de se détendre dans chaque expiration en vous répétant cette phase quand vous expirez, j’expire, j’autorise mon corps de se détendre. Respirez dans le cœur et observez les barrières qui y sont présentes. Celles que vous avez érigées au fil des ans parce que vous n’avez pas pardonné. Laissez votre cœur s’ouvrir au pardon en demandant pardon à vous-même ou en pardonnant aux autres. En récitant les phrases, visualisez ce que vous ou la personne a fait et ressentez votre propre douleur et celle de la personne. Détendez-vous en relâchant et laissez votre cœur se remplir de compassion et de bienveillance.

Voici les phrases que vous pouvez répéter avec beaucoup de douceur selon le type de pardon sur lequel vous désirez méditer. Vous pouvez également créer vos propres phrases de pardon, mais elles doivent être empreintes de bienveillance et de compassion.

Pour demander pardon à quelqu’un à qui nous avons pu faire du mal :
De plusieurs façon, volontairement ou involontairement, à cause de la peur, de ma souffrance, de la confusion, de la colère, j’ai pu blesser, trahir ou abandonner une personne lui causant de la souffrance.
Je demande ton pardon. Je demande ton pardon de t’avoir blessé.

Pour se pardonner à soi-même du mal que nous avons pu nous infliger :
Je reconnais que de plusieurs façons, je me suis blessé, trahi, abandonné par mes actes, mes paroles et mes pensées de façon volontaire ou non.
Pour toutes les fois où c’est arrivé, je me pardonne avec cœur et ouverture. Je me pardonne à moi-même.

Pour pardonner à une autre personne qui nous a blessé :
De plusieurs façons j’ai été blessé, trahi, abusé, abandonné par l’autre de façon volontaire ou non.
Je reconnais que l’autre a agi dans un état de peur, de confusion, de douleur ou de colère. Je traine en moi cette rancune me causant de la souffrance depuis trop longtemps. Pour cette raison je t’offre mon pardon.


Observez si le cœur se détend et qu’un relâchement s’opère en vous en disant ces phrases. Il se peut que pour certaines douleurs ce soit très difficile et que vous ne ressentiez pas de relâchement, pardonnez-vous également si vous n’arrivez pas à pardonner tout de suite. Le pardon ne peut pas être forcé, il ne doit pas être artificiel, il doit venir du cœur et doit être sincère.

Je vous souhaite de pardonner et de retrouver la liberté dans le cœur!

Je vous offre une autre pensée pour terminer l'année en beauté!

"Se venger, c'est se mettre au niveau de l'ennemi; pardonner, c'est le dépasser." (Francis Bacon)

mardi 30 novembre 2010

Méditation pour relâcher sur une difficulté

Je vous offre ici une technique de méditation que nous avons étudiée durant la pratique du lundi 29 novembre 2010. Cette méditation nous offre la possibilité de travailler avec des états émotionnels ou des difficultés que nous rencontrons.

Cette technique vient de mon professeur Ken McLeod qui lui-même l'a reçue de Thich Nhat Hanh. C'est une méditation pour un pratiquant un peu plus avancé. Elle a été réduite en cinq phases et ces phases se transforment une à la fois. Il ne faut rien forcer durant cette méditation, il faut garder une attention douce et tendre envers la difficulté, la prendre avec beaucoup de tendresse dans nos bras et s'assoir avec, la regarder et tenter de se détendre et de retrouver le calme même dans la difficulté. Il suffit de laisser chacune des phases se transformer une à la fois, parfois nous devons revenir en arrière vers les phases précédentes.

Vous pouvez voir les instructions écrites en suivant le lien suivant, les instructions en français sont en bas dans un PDF séparé :
Vous pouvez également entendre les enseignements complets de cette méditation en anglais en suivant ce lien, la méditation est dans le deuxième fichier: Releasing emotional reactions 2. Vous pouvez sauver le fichier sur votre ordinateur en cliquant sur le bouton droit de la souris et enregistrer la cible et ensuite l'écouter sur votre baladeur ou l'écouter directement en cliquant sur l'icone Listen qui se trouve à droite :
http://www.unfetteredmind.org/category/transcripts/releasing-emotional-reactions-retreat
Il est également possible de lire le texte de l'enseignement qui se trouve sur le Podcast.

Je vous souhaite de vous libérer de vos difficultés et de comprendre profondément leur provenance et ainsi pouvoir vous en détacher complètement.

mardi 23 novembre 2010

Prières d'ouverture et de fermeture

La méditation doit devenir une sorte de rituel. Chaque étape de la pratique est importante. Une façon de tourner notre attention vers la pratique est d'inclure une prière d'ouverture avant de débuter la méditation. À la fin, nous pouvons également inclure une prière pour clore notre pratique.

Voici un lien de prières d'ouverture et de fermeture du site Unfettered Mind. Ce sont des prières traduites ou composées par Ken McLeod au fil des ans.

http://www.unfetteredmind.org/practices/includes/Prayers_fr.pdf

Vous trouverez également sous l'onglet 'practices' d'autres prières traditionnelles, mais seulement en anglais. Ce lien vous amène également à certaines techniques de méditation.

http://www.unfetteredmind.org/practices/index.php

mercredi 27 octobre 2010

Notre ami l'ego

Notre cher ami l'ego est toujours présent avec nous, il nous accompagne dans nos moindres gestes de la vie et surtout dans nos comportements. Il suffit d'en prendre conscience et de le reconnaitre en nous lorsqu'il surgit de nulle part. En prendre conscience lui enlève beaucoup de force. L'ego, le sentiment de 'je' très fort que nous ressentons nous amène souvent à la souffrance. Nous nous identifions à ce que nous ne sommes pas. Pour approfondir ce sujet, je vous offre un article écrit par Matthieu Ricard qui pourra vous aider à comprendre ce qu'est l'ego.

Voici les liens de l'article intitulé L'illusion de l'ego :

http://www.matthieuricard.org/index.php/blog/the_illusion_of_the_self/
http://www.matthieuricard.org/index.php/blog/the_illusion_of_the_self_continued/ http://www.matthieuricard.org/index.php/blog/the_illusion_of_the_self_end/

Également, je vous invite à lire le livre d'Eckhart Tolle, Nouvelle terre. Ce livre explique merveilleusement bien la structure de l'ego. Si vous voulez comprendre d'où proviennent certaines de vos réactions et de vos comportements et pourquoi nous souffrons tant, ce livre pourra très certainement éclairer votre cheminement dans ce domaine.




mercredi 20 octobre 2010

Sortir de nos murs

‘Le passé n’est pas garant de l’avenir.’ Pensée philosophique

Nous nous formons une image de la vie teintée par nos propres couleurs. Selon l’éducation que nous avons reçue, le milieu dans lequel nous avons évolué, nous nous formons une idée de ce que doit être la vie et nous croyons fermement que ces croyances sont réelles. Les expériences que nous avons vécues, les traumatismes que nous avons subits, les peurs que nous entretenons, les fausses croyances que nous alimentons forment un mur autour de nous, nous empêchant d’accéder à la réalité et à la vie elle-même. Nous formulons des scénarios de vie qui sont complètement fictifs et aléatoires. Que ce soit des pensées vers le futur ou des ressentiments et des culpabilités sur l’histoire du passé, l’idée que nous en faisons reste sans fondements. Pendant ce temps, la vie passe et nous oublions de la vivre intensément.

Pourquoi érigeons-nous ce mur autour de nous au fil du temps? Ce mur protège notre ego pour qu’il ne se sente pas menacé. Mais notre ego, que veut-il protéger? Il veut évidemment protéger sa survie, il veut être plus fort, meilleur que l’autre, se sentir supérieur. Mais l’ego reste toujours insatisfait et veut toujours plus ou au contraire, il nous rappelle que nous sommes inférieurs à l’autre, il s’autocritique et nous rabaisse constamment. Ces réactions reliées au sentiment du ‘je’ entrainent de la souffrance, car nous ne sommes jamais satisfaits. Lorsque nous diminuons le sentiment d’ego, du ‘moi’ nous pouvons accéder à notre nature d’être humain, notre nature primitive, celle qui elle est pure. Elle est la conscience qui voit, celle qui sait, celle qui fait tomber le mur fait de fausses croyances. Dans les textes sacrés du yoga, ce mur ou ce voile s’appelle avidya.

Je vous offre ici quelques moyens pour défaire la structure de votre mur en pratiquant la présence. Il suffit d’être doux et tendre, de ne pas utiliser le marteau-piqueur mais plutôt votre conscience et toute votre compassion pour ce travail de patience. S’entrainer à rester dans le moment présent, demeurer ouvert et curieux de ce qui se présente à nous afin de sortir de ces murs. S’émerveiller et trouver de la joie dans les actes les plus simples de la vie pour revenir à la réalité. Regarder, écouter, sentir, goûter, ressentir en faisant participer tous nos sens à chacune de nos activités. Laisser la porte de nos cinq sens ouverte et en éveil.

Nous pouvons également développer les quatre vertus infinies, l’équanimité, la bienveillance, la compassion et la joie pour qu’elles deviennent une seconde nature (voir article précédent). Nous pouvons utiliser le yoga ou la méditation pour que notre conscience du corps physique s’éveille et que notre compréhension de la vie puisse s’éclairer et devenir juste. Derrière le mur se cache un immense trésor, la paix du soi et l’éveil.

Je vous souhaite de sortir de vos murs pour mieux voir la réalité de la vie!

mardi 19 octobre 2010

Méditation des 4 vertus infinies

Les quatres vertus infinies sont des vertus que nous voulons développer pour accéder à la source du bonheur dénudée de souffrance.

Voici donc le lien pour la technique de méditation pour développer ces quatre vertus infinies.

http://www.unfetteredmind.org/practices/includes/vertus-infinies.pdf

Si vous préférez utiliser l'anglais, voici le lien pour les instructions en anglais.

http://www.unfetteredmind.org/practices/immeasurables.php

dimanche 26 septembre 2010

La tranquillité accessible

'Tu peux, à l'heure que tu veux, te retirer en toi-même. Nulle retraite n'est plus tranquille ni moins troublée pour l'homme que celle qu'il trouve en son âme.' Marc Aurèle

La tranquillité réside au centre de chaque chose, même à l'intérieur des plus grandes tempêtes. En calmant le mental, il nous est possible d'accéder à cette quiétude de l'esprit.

Calmer l’esprit agité n'est pas toujours facile, mais avec patience et persévérance il est possible d’y parvenir. S'assoir à tous les jours pour entrainer notre esprit chaotique et vagabond à s'apaiser et demeurer là avec ce qui se présente sans chercher à transformer l'expérience. Demeurer simplement le spectateur qui accueille. Recevoir les sensations, les émotions et les pensées qui surviennent tout en se détendant. Accepter ce qui est, tout simplement, sans résistance.

Lorsque le mental est très agité, il suffit de l'observer sans se juger et de rester avec les pensées sans entrer en action et sans entretenir les histoires qui se présentent.

Voici une technique pour vous aider dans cette voie. Vous pouvez imaginer que vous vivez comme dans un rêve où le conscient ne peut pas intervenir dans la pensée. Qu'il n'a aucun pouvoir sur celle-ci. Vous répétez intérieurement ‘la vie est comme un rêve’. Cette technique de méditation peut s'avérer utile lorsque les formations mentales sont très présentes. Elle nous permettra d'accéder à cette tranquillité même dans la tempête!

Une autre façon simple de faire diminuer les pensées est de se répéter intérieurement 'j’inspire’ à l’inspiration et ‘j’expire’ à l’expiration. Cet exercice nous ramène au souffle et par le fait même à la présence.

Je vous souhaite la tranquillité de l'esprit.

mercredi 22 septembre 2010

Développer notre compassion

La compassion naît de la prise de conscience de la souffrance et de l’angoisse des autres.’ Hubert Reeves

La méditation est un excellent moyen de développer notre conscience ainsi que notre compassion. Prendre conscience de la souffrance de l’autre implique que nous devons également développer la compassion pour nous-même. Nous serons ainsi en mesure de reconnaître la souffrance de l’autre et d’avoir de la compassion pour l’autre car nous en aurons fait l’expérience pour nous-même.

Afin de faire cette reconnaissance, il suffit simplement de s’arrêter et d’écouter. S’assoir et laisser le corps se déposer au sol, respirer, rester là et prendre conscience de nos blessures, de nos vulnérabilités et de nos souffrances. Il est important de conserver une attitude d’ouverture et d’avoir beaucoup de douceur envers nous-même durant cette méditation. Il ne faut pas tomber dans les ressentiments ni les récriminations, toujours garder un cœur tendre et rempli de compassion face à nos souffrances. Nous pouvons alors commencer à se dire intérieurement, c’est correct, tu as le droit d’avoir cette blessure, de souffrir, je suis là avec toi, je t’aime de façon inconditionnelle, je comprends ta souffrance. Utiliser des phrases que nous avons besoin d’entendre. Respirer et rester présent aux sensations du corps, se détendre dans l’expérience qu’elle soit agréable ou non. Nous développerons notre compassion en laissant notre cœur s’ouvrir à notre propre souffrance et ainsi pourrons développer cette vertu pour les autres.

Vous pouvez également développer cette vertu en répétant les phrases suivantes extraites de la méditation des quatre vertus infinies. Pour les instructions complètes suivre le lien suivant : http://www.unfetteredmind.org/practices/includes/vertus-infinies.pdf

Compassion :
  • Que je puisse être libre de la souffrance, des préjudices et de la confusion.
  • Que je puisse accepter toute chose telle qu’elle est.
  • Que je puisse faire l’expérience du monde m’acceptant tel(le) que je suis.
  • Que je puisse être au service de tout ce qui se présente.

Chaque individu que nous côtoyons possède ses propres souffrances, arrive avec ses propres expériences de vie et son passé. La réaction d’une personne face à ce que nous lui avons dit n’a rien avoir avec nous. Ce sont ses propres démons avec qui elle se bataille. Conserver notre cœur ouvert et plein de compassion pour l’autre facilitera nos échanges avec le monde.

Je vous souhaite de bonnes relations empreintes de compassion.

lundi 28 juin 2010

Le silence pour mieux voir

« Du silence naît tout ce qui vit et dure ; car c'est le silence qui nous relie à l'univers, à l'infini, il est la racine de l'existence et par là l'équilibre de la vie. » (Yehudi Menuhin)

Très souvent nous sommes mal à l’aise face au vide que laisse le silence. Nous voulons immédiatement meubler ce vide en parlant beaucoup, de tout et de rien, sans vraiment réfléchir à nos paroles. Et si nous nous taisions et que nous observions ce qui se passe autour de nous afin de mieux vivre l’expérience. Nous découvrirons que le vide est en fait très bien rempli.

L’observation en silence nous fera découvrir plein de petits détails que nous aurions autrement ignorés : le paysage autour, la nature, la texture, la couleur des choses, les sons, les odeurs, le langage corporel de l’autre, nos sensations. Laisser l’esprit s’ouvrir à l’expérience de ce qui se produit est une invitation au moment présent. Il n’y a plus besoin de meubler le silence, juste d’écouter, de voir, de goûter, de sentir et de ressentir. Vous verrez votre expérience d’une toute autre perspective si vous essayez cet exercice de silence.

Prenez un moment avec des personnes de votre entourage, amis, famille, collègues de travail et demandez-leur d’observer quelques minutes de silence durant une activité commune. Choisissez des personnes qui sont ouvertes à faire cet exercice. Durant un repas est une excellente façon de débuter. Déterminez ensemble une période qui est confortable pour tous les participants. Cette période doit durer au moins 30 minutes et peut s’étaler sur quelques heures voir quelques jours si les personnes sont assez ouvertes pour faire l’expérience plus longtemps. Durant cette période, il n’est pas nécessaire de s’isoler à l’intérieur de soi et de regarder le plancher mais bien de vivre ensemble dans le silence. Vous pouvez vous regarder, vous parler avec les yeux, le visage, le corps. Pendant tout ce temps, faites vos activités et observez vos réactions face au silence. Vous pouvez faire n’importe laquelle activité, manger, marcher, s’activer aux tâches quotidiennes, aller en camping, cuisiner, pour ne nommer que celles-ci!

Après la période de silence, vous pourrez discuter de votre expérience ensemble. Quels ont été vos sensations physiques? Quelles ont été vos émotions? Qu’avez-vous ressenti? Qu’avez-vous remarqué que vous ne remarquez pas habituellement? Mais à chaque fois que vous prendrez la parole, prenez une bonne inspiration avant de débuter.

Dans le silence, nous pouvons mieux voir!

J’aimerais que vous échangiez sur ce sujet. N’hésitez pas à partager votre expérience sur le blog en commentant ce billet pour que les autres voient vos commentaires.

lundi 17 mai 2010

Nettoyage du printemps

Lorsque la nature se réveille de son sommeil hivernal, elle prend bien son temps. Tranquillement, elle sort de sa torpeur pour nous émerveiller de ses splendeurs. Les bourgeons s’ouvrent et se transforment lentement en feuilles, les fleurs sortent du sol encore froid nous dévoilant toute l’énergie emmagasinée durant l’hiver.

Pour moi, c’est une période de renaissance et de renouveau. Comme si, après s’être reposée, la terre nous montrait ce qu’elle a de plus beau, comme si elle naissait à nouveau. C’est un bon moment pour nous de prendre le temps de s’arrêter afin de contempler la nature avec tout ce qu’elle a de beau à nous offrir.

C’est définitivement ma saison préférée. Elle me donne le goût de renaitre moi aussi et d’être nouvelle, de changer, de me transformer et surtout de faire du ménage.

Prenez le temps de renaitre vous aussi, faites un peu de ménage à l’intérieur de vous par cet exercice de respiration et de visualisation.

Assoyez-vous confortablement et laissez votre respiration devenir longue et profonde, pendant quelques minutes faites simplement arriver dans votre corps. Ensuite, imaginez que chaque inspiration vous nettoie et que chaque expiration vide toute la noirceur et la poussière accumulée en vous. Prenez un moment pour faire une vingtaine de cycles ou plus de cette respiration en imaginant bien le processus de nettoyage. Ne forcer jamais l’inspiration, amenez plutôt votre attention sur l’expiration longue et complète. Visualisez que vous ouvrez les portes et les fenêtres du cœur et qu’il se remplit d’air frais et que l’air vicié sort en emportant avec lui toutes ces pensées inutiles sur le passé ou l’anxiété sur l’avenir ou les ressentiments ou les jugements, tout ce qui vous accable, laissez-le sortir de vous à chaque expiration.

Après ce nettoyage, vous vous sentirez plus léger et serein.

Bon nettoyage du printemps

mardi 13 avril 2010

Sous l'emprise de l'histoire du passé

Nous avons tous vécu un jour ou l’autre une expérience traumatisante, laissant sur nous des traces indélébiles. Cela s’avère particulièrement véridique lorsque celle-ci s’est produite en bas âge.

Prenons par exemple un enfant qui aurait vécu une expérience d’abandon par un parent. Cette expérience aura sur lui une influence sur ses comportements durant toute sa vie. À chaque fois qu’un ami se présentera en retard à un rendez-vous, cela s’exprimera par différentes émotions telle la colère, la tristesse, la non-confiance, l’anxiété, car le sentiment d’abandon revivra en lui.

Quand une émotion négative s’empare de nous, on peut se pencher sur la cause de cette émotion afin de comprendre d’où elle provient. Nous pourrons peut-être la relier à une expérience vécue lorsque nous étions enfant. Qui est l’enfant blessé en nous qui réagit à une situation? Comprendre nos comportements demande que l’on se donne la peine d’écouter ce qu’il y a à l’intérieur de nous et la méditation est un excellent moyen d’y parvenir. Il suffit d’observer nos comportements répétitifs et de s’interroger sur leur provenance. Parfois les réponses sont claires et parfois les questions restent sans réponses ou prennent plusieurs mois voire des années à se résoudre. La patience est de mise pour ce genre de travail.

Ken McLeod décrit une méthode de méditation pour travailler sur une difficulté ou une émotion sur son site internet. Cette méthode provient à la base d’une retraite à laquelle il a participé avec Thich Nhat Hanh. Si l’anglais ne vous effraie pas, vous pouvez suivre le lien suivant et écouter le deuxième podcast : http://www.unfetteredmind.org/audio/podretreat.php?code=RER#here . J’essaierai de mettre un résumé dans un prochain article.

Maintenant venons-en au but de mon article. Je voulais vous parler de l’emprise qu’a sur nous l’histoire de notre passé que nous entretenons. Lorsque que nous parlons de notre histoire nous y restons enfermés et croyons de plus en plus à cette histoire. Le fait de la raconter à d’autres, de se la rejouer mentalement ne nous permet pas d’en sortir et fait en sorte que nous y restions emprisonnés. Il faut oublier l’histoire de notre passé, la laisser derrière nous car nous ne sommes plus cette histoire. Elle fait partie de nous comme individu, elle a forgé notre caractère mais nous n’en avons plus besoin pour poursuivre notre route. On peut se rappeler de l’histoire pour comprendre nos comportements actuels mais en arrêtant de la répéter nous franchirons un pas dans la direction de la guérison de nos comportements répétitifs et diminuerons ainsi les causes de notre souffrance.

Bonne réflexion et permettez-vous d’oublier un peu! Vivez les sensations d’une émotion telles qu’elles se présentent sans les juger, avec acceptation et surtout en abandonnant toutes résistances. Dites-vous que ce ne sont que des sensations, qu’elles passeront comme toute autre chose. Tout change tout le temps, n’oubliez pas, c’est ça l’impermanence.

mercredi 24 mars 2010

Méditation de la bienveillance

Lorsque nous souffrons, nous imaginons que personne d'autre ne peut souffrir autant que nous. La méditation de la bienveillance peut nous aider à partager notre peine et à la diminuer. Nous pourrons en premier lieu la reconnaître en nous pour ensuite être en mesure de la reconnaître chez l'autre. Il faut simplement savoir que nous ne sommes pas les seuls à souffrir, que partout à travers le monde des milliers de personnes souffrent. Cette prise de conscience allègera notre souffrance, de la partager fait en sorte d’ouvrir notre cœur nous permettant ainsi de développer la compassion et la bienveillance pour les autres.

Le chemin vers la spiritualité débute bien humblement en développant ces vertus tout en restant très près de notre cœur et attentif. Voici donc une méditation pour développer ces vertus de bienveillance et de compassion.

Pour débuter, assoyez-vous confortablement dans une posture qui favorise l'allongement de la colonne vertébrale. Que ce soit au sol sur un coussin ou sur une chaise n'a pas d'importance. L'important est d'être confortable et à l'aise pour demeurer dans la posture pendant le temps que vous aurez déterminé, soit entre 15 et 45 minutes, selon votre degré d’expérience de la méditation.

Commencez par prendre conscience de votre respiration et des sensations ressenties dans le corps. Prenez au moins 5 minutes pour vous déposer.

Ensuite, répétez les phrases suivantes très lentement et observer les sensations dans le corps, en vous détendant à chaque expiration:

Que je puisse me déposer dans le cœur
Que je puisse être libéré de la souffrance et de ses causes
Que je puisse jouir du bonheur et de ses racines
Que je puisse être guéri de mes blessures
Que je puisse jouir de la santé
Que je puisse être en paix


Une fois que vous avez répété ces phrases pendant un certain temps pour vous-même, répétez les mêmes phrases en remplaçant le 'je' par le nom d'une personne que vous aimez. Ensuite, faites-le pour des personnes neutres que vous rencontrez au quotidien mais pour qui vous n’entretenez ni haine, ni amour. Passez ensuite à toutes les personnes qui souffrent dans le monde. Pour finir, ceci sera peut-être plus difficile à faire, pensez à quelqu'un pour qui vous entretenez de la haine ou qui vous a blessé. Souhaitez-lui les mêmes choses.

Vous pouvez étaler cette méditation sur plusieurs jours voir plusieurs semaines ou plusieurs mois. Il n’est pas nécessaire de faire toutes les étapes lors d’une seule assise.

Bonne route sur le chemin de l’éveil!

vendredi 26 février 2010

Bon stress et mauvais stress.

Nous sommes tous un jour ou l'autre confronté au stress. Le stress est un mécanisme que le corps prend pour vaincre un défi et surmonter les obstacles. Petit, moyen, gros stress, tout dépend de la valeur que nous donnons à l'évènement. Le stress en soi n'est pas néfaste, il nous permet d'avancer et de réaliser nos activités avec ferveur et détermination. S'il n'y avait pas le stress nous deviendrons léthargiques, sans projets à réaliser, sans vouloir changer notre train-train quotidien. Parfois, le stress est nécessaire et essentiel pour pouvoir foncer et avancer dans la vie.

Comment le stress se présente-t-il dans le corps? Pensez seulement à ce que vous ressentez lorsque vous démarrez un nouveau projet, ou que vous vous préparez à livrer un discours devant un public, ou à l'achat d'un bien d'importance, ou à une entrevue pour un nouvel emploi. Vos mains deviennent moites, votre cœur bat plus vite, la respiration s’accélère, vous avez soudainement soif, le visage devient rouge, etc. Le corps vous renvoie les messages du stress. Le mental se remplit de pensées plus inutiles les unes que les autres, se racontant les pires scénarios.

Le stress se transforme parfois en stress chronique. Il devient alors néfaste et peut détériorer notre santé sur plusieurs plans. On peut voir apparaitre des rides plus rapidement sur la peau, les muscles s'affaibliront, le foie fonctionnera moins bien, le système immunitaire également, on peut voir apparaitre des pierres aux reins, une augmentation de la pression artérielle. On parle même de certaines formes de cancer qui pourraient être causées par le stress chronique.

Comment faire pour se sortir de cette impasse? Lorsque nous sommes suffisamment conscients, nous pouvons très rapidement par la présence ramener l'attention au souffle et aux réactions physiques et tenter de se détendre dans l'expérience du stress. La pratique de la méditation nous aidera dans ce sens car elle nous enseigne la présence et développe notre capacité d'attention.

La question clé dans le déclanchement du stress est : Quelle valeur associons-nous à l'évènement? Plus la valeur que nous donnons à l'évènement est grande plus le stress sera grand et pourra devenir chronique. Pour nous aider à vaincre le stress, je vous propose la méditation sur la première des 4 vertus infinies, l'équanimité. Voir les détails de la méditation sur ce lien: http://hartlazer.com/images/documents/quatre_vertus_infinies.pdf

Pratiquer l'équanimité est une bonne méthode nous permettant de faire diminuer le stress, car nous donnerons moins d'importance aux évènements et aux expériences que nous vivons.

Bonne méditation.

dimanche 10 janvier 2010

Méditation avec visualisation

Débutez cette méditation par la présence au souffle en vous détendant dans chaque phase de la respiration. Prenez environ 10 minutes pour installer une base d'attention soutenue avant de débuter la visualisation.

Ensuite, imaginez une image représentant votre système immunitaire comme vous le désirez. Cela peut prendre la forme d'un animal féroce, d'un personnage de film, d'un nettoyeur, d'un homme armé, d'un rayon laser, d'un personnage d'un jeu vidéo, peu importe l'image, choisissez-en une qui marche pour vous et que vous pourrez facilement visualiser. Remplacez le lion par votre propre image dans l'exemple qui suit.

Prenons l'exemple du lion. Imaginez un lion affamé, son aliment préféré est une cellule malade de votre système. Prenez le temps de visualiser complètement le lion, l'entendre grogner et voir son regard qui cherche. Laissez-le circuler librement dans votre corps et mettez tous vos sens au service de cette visualisation, entendez-le, voyez-le, sentez-le, ressentez-le et goûtez-le même. Le lion continue de se promener et trouve des cellules malades, il bondit sur ces cellules et les dévore d'un coup de dent vorace. Restez très présent aux sensations et à l'image qui se forme dans votre tête tout en mettant tous vos sens en action dans cette visualisation. Continuez cette visualisation pour chaque partie du corps malade et lorsque vous avez terminé, remerciez cette bête de vous avoir débarrassé des cellules malades et laissez-la vous quitter.

Restez quelques minutes à observer le mouvement du souffle et à vous détendre avant d'ouvrir les yeux et terminez cette méditation en vous sentant épuré, fort et confiant.

Bonne méditation !