Bienvenue sur le blog de Natali Gagnon
Vous pouvez faire des commentaires ou m'écrire à spookieg@videotron.ca, je suis toujours ouverte à vos idées. Si vous désirez que j'aborde un thème en particulier, n'hésitez pas à m'en faire part.
Namasté !
jeudi 3 mars 2011
Ma mère m'a appris
Ma mère m’a appris la signification profonde du mot compassion; être capable de rester en présence de la souffrance de l’autre sans avoir le désir de faire quoi que ce soit pour la diminuer.
Elle m’a appris le sens du non-attachement; à laisser venir à nous ce qui veut bien venir à nous et à laisser partir ce qui a besoin de partir.
Elle m’a appris à ne pas avoir peur; de remplacer ce sentiment par la confiance, de faire confiance en la vie.
Elle m’a appris l’impermanence; que tout change tout le temps, de profiter de chaque instant avec les gens que nous aimons.
Elle m’a appris la vie.
Elle m’a appris tout ça au cours de mon existence, mais c’est la journée de son départ que ces mots ont vraiment pris tout leur sens en moi.
Tu resteras toujours dans mon cœur ma belle petite Rose d’amour. Merci pour tous tes enseignements.
Tu continueras à vivre longtemps dans le cœur de toute ta belle et grande descendance et de tous ceux qui t’aiment.
mercredi 9 février 2011
La chasse à la peur
La peur, ce sentiment qui nous prend au plexus solaire et qui nous tord les boyaux. Vous savez de quoi je veux parler? Cette peur qui nous scie en deux, qui nous noue les organes, nous donne la nausée, l’envie de vomir, nous étourdie, nous donne la diarrhée ou nous constipe. Maintenant, vous comprenez un peu mieux?
Nous sommes tous, au cours de notre existence, confrontés à des peurs. Quelles soient réelles ou non, nous avons tous eu droit à une petite frousse à un moment ou l’autre de notre vie. Mais certaines peurs plus tenaces que d’autres restent ancrées en nous et nous rendent la vie difficile. Pour reconnaitre une peur réelle d'une peur non réelle vous pouvez vous référer à ce billet blog écrit au début de mon expérience de bloggeuse. Suivez le lien pour lire l’article: http://yoginatali.blogspot.com/2010/01/prisionnier-de-la-peur.html
Comment fonctionne la peur non-réelle? Notre esprit créatif s’invente une histoire. Cela peut être basé sur une expérience passée, sur des éléments que nous connaissons de la vie, des gens autour de nous ou des choses que nous imaginons. De plus en plus notre imaginaire alimente l’histoire de façon à construire un bon scénario horrifiant. Parfois digne de se mériter un Oscar! Nous y croyons à cette histoire, elle est vraiment bonne, nous y restons enfermés et nous pensons que ces monstres arriveront à nous dévorer ou que la fin atroce de notre film se produira. Mais tout cela n’est que fiction. Il faut s’en rendre compte et ce dire, c’est n’est qu’un film qui joue dans ma tête et qui m'amène ce sentiment de peur.
Que se passe-t-il alors dans le corps physique quand la peur reste présente ou même s’intensifie et devient chronique? Il y a contraction des muscles un peu partout à travers le corps et nous ressentirons une boule au niveau de l’estomac et des intestins, comme si nous avions reçu un direct au plexus solaire. Si la peur est maintenue pendant longtemps imaginez le dommage qu’elle peut opérer en vous! Cela peut même développer des maladies du système digestif à la longue, ulcère d’estomac, côlon irritable, reflux gastrique et plusieurs autres. Les peurs chroniques affectent grandement notre santé.
Comment peut-on se débarrasser de la peur? Nul besoin de s’en débarrasser, ni de s’en éloigner. Cela constitue une bonne nouvelle! Nous devons par contre l’identifier et reconnaitre que ce n’est pas une peur fondée, qu’elle vit en nous par notre imaginaire trop créatif. S’ancrer dans le moment présent, reconnaitre la peur, se détendre dans la peur, l’interroger, prendre conscience des nœuds que la peur installe en nous sont tous des éléments qui nous aideront à diminuer son emprise sur nous. Il faut parfois même rire de nos peurs. Le rire est un excellent chasseur de peur. Bâtir la confiance en soi constitue également un atout très important dans cette chasse.
Partez donc à la chasse à la peur aujourd’hui et rirez-en!
La méditation sur le principe de RAIN constitue une bonne façon d’aborder et de transcender vos peurs. Vous trouverez la technique dans l’article en suivant ce lien :
http://yoginatali.blogspot.com/2010/01/meditation-selon-le-principe-rain.html
lundi 7 février 2011
Espace de bonheur
Je vous offre un petit cadeau photographique pris au merveilleux parc de la Mauricie, moi en méditation devant la splendeur de la nature et surtout dans le calme du silence.
J’y étais un jour et j’ai trouvé apaisant l’espace dans lequel je me trouvais. C’est pourquoi, quand je suis prise dans le tourbillon de la vie quotidienne et que j'en ressens le besoin, j’y retourne souvent par la pensée. Je m’assois et je me dépose dans cet espace de paix qui peut revivre en moi de façon très vive, je mets tous mes sens au service de cette visualisation, la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher et même le goûter. J’imagine les textures, les couleurs, les odeurs, le vent qui touche ma peau, le chant des oiseaux, tout ce qui peut faire naitre la sensation d’y être. Nul besoin d’être physiquement dans un endroit pour y retourner, notre imaginaire peut reconstruire ce que nous désirons. C’est mon espace à moi, celui où personne ne peut m’atteindre, où je me sens forte et puissante, où je suis unie à la terre, à l’univers et à tout ce qui m’entoure et surtout c’est mon endroit de guérison. J’y laisse mes pensées, mes blessures et je me laisse guérir par cet endroit de calme. Le silence apparait dans mon esprit et je retrouve ce sentiment de plénitude et de bien-être. Je souhaite que chacun possède un tel endroit qu’il peut visiter sans retenue! Dans mon cas, en plus d’y retourner mentalement, j’ai la chance d’y retourner physiquement de temps à autre… c’est toujours un immense sentiment de bien-être qui m’envahie aussitôt que je mets la clé dans le contact car ma destination s’appelle bonheur.
Je vous souhaite à tous de trouver un espace comme celui-ci et de le visiter le plus souvent possible.
mercredi 2 février 2011
Méditation pour changer un élément dans notre vie
«Pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent » (Wiston Churchill)
« Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre » (Marc Aurèle)
Nous sommes constamment confrontés à des choix qui s’offrent à nous. Nous choississons les aliments pour nous nourrir, les relations et les pensées que nous entretenons, les films que nous regardons, etc. Parfois, nos choix sont sains et nous apportent santé et bien-être. Il nous arrive que nous choisissons des éléments moins bons pour notre système en l’intoxiquant de diverses façons. Que ce soit avec l’alcool, la cigarette, les drogues, les mauvais gras, les sucres raffinés, les farines blanches, les mauvaises relations, les mauvaises pensées, les films de violence, l’inactivité nous intoxiquons notre corps et notre esprit.
Il est possible d’opérer des changements dans nos vies en éliminant certaines toxines, mais il faut y aller doucement et sans tenter d’éliminer ou de changer tout d’un seul coup. Il faut travailler un élément à la fois en acceptant parfois les rechutes. Mais il est possible de changer quand nous définissons l’intention du changement clairement.
Je vous offre aujourd’hui une méditation pour vous aider à changer quelque chose dans vos habitudes de consommation ou de vie, ici je parle de consommation physique mais également mentale.
Voici les étapes de la méditation :
- S’assoir confortablement en se déposant et en se détendant. Prendre un moment pour arriver dans le corps pour ressentir le souffle et se détendre dans l’expérience. Cette étape peut durer entre 5 et 15 minutes, elle est importante pour calmer l’agitation du mental et s’ouvrir à l’expérience.
- Ensuite, nous pouvons déterminer quel élément nous voulons modifier dans nos habitudes de vie. Je donne quelques exemples : arrêter de prendre du café, diminuer ma consommation de sucre ou d’alcool, remplacer les farines blanches par des farines de blé complet, augmenter le nombre d’heures d’entrainement par semaine, prendre du temps pour me reposer, remplacer mes pensées négatives par des pensées joyeuses, me débarrasser d’une relation toxique avec x… Vous pouvez continuer cette liste à votre guise.
- Voici les phrases à se répéter une à la fois pendant 4 ou 5 minutes, prendre du temps pour chaque phrase. Observer les réactions physiques quand la phrase résonne en nous. Demeurer dans l’observation du corps physique. Chaque phrase apportera peut-être des transformations dans les sensations ressenties et fera peut-être monter certaines émotions.
o Amener l’attention à l’élément qu’on désire changer. Verbe…
o Amener l’intention. J’ai l’intention de…
o Amener la volonté. Je vais… - Exemple
o Diminuer ma consommation d’alcool
o J’ai l’intention de diminuer ma consommation d’alcool
o Je vais Diminuer ma consommation d’alcool
Bonne détoxification!
mercredi 26 janvier 2011
N'en faites pas un plat
S’arrêter et prendre le temps de s’unir à l’espace heureux qui nous habite nous permet de voir chaque situation qui nous arrive comme une expérience de vie. Elle nous permet également de s’éveiller et de grandir de notre souffrance. Si quelqu’un n’a jamais connu la souffrance, il aura de la difficulté à reconnaître la non-souffrance. Tandis que lorsque nous connaissons une souffrance et que celle-ci passe, nous apprécions encore plus la non-souffrance après.
L’esprit humain prend plaisir à amplifier ses peines et ses souffrances, il se raconte constamment des histoires où il crée sa propre identité, son monde intérieur et ses problèmes. Il croit sincèrement qu’il souffre. Nous pouvons briser ce schéma de pensée en modifiant nos habitudes de pensées et en reconnaissant que chaque situation, chaque pensée, chaque émotion, chaque évènement n’est qu’un souvenir qui passe. Tout sera remplacé par autre chose à un moment ou à un autre. Il suffit d’attacher moins d’importance aux évènements. De ne pas en faire tout un plat!
Afin d’atteindre ce niveau d’éveil et de compréhension, il faut écouter avec beaucoup de douceur et de compassion ce qu’il y a à l’intérieur de nous par la méditation et l’introspection. Sans jamais rien forcer, nous devons développer notre cœur tendre que l’on appelle la boddhichitta. La boddhichita est notre centre d’éveil et de compassion. Il y a en chacun de nous le pouvoir de s’éveiller et une clarté mais nous l’avons oublié ou nous l’ignorons lorsqu’elle nous envoie des messages. La façon de s’éveiller et de se reconnecter à notre boddhichitta est la pratique de la méditation. Elle nous permet de devenir l’observateur de nos pensées, de se détendre dans l’expérience qu’elle soit agréable ou non et de faire face à nos peurs, de les confronter et de laisser notre boddhichitta s’ouvrir à notre propre souffrance. Ainsi nous pourrons développer de la compassion pour nous-même. Ayant reconnu la souffrance en nous, nous pourrons alors la reconnaître dans l’autre. Nous pourrons reconnaitre lorsqu’une personne s’exprime devant nous que c’est son corps de souffrance qui s’exprime et que la réaction de l’autre n’a rien à voir avec nous.
Ne restons pas prisonnier de nos pensées et de nos peurs, attachons leur moins d’importance et elles se dissoudront dans l’espace avec notre souffle. Vivons plutôt l’instant présent qui est là, à notre portée, en appréciant tout ce qui nous entoure et surtout en se réjouissant de la vie et de ses mystères.
Je vous souhaite de retrouver ce grand sourire qui se trouve à l’intérieur de votre cœur, là où réside votre boddhichitta!
jeudi 20 janvier 2011
Réflexion sur la compassion
J’aime bien cette définition de la compassion qui m’a été enseignée par mon excellent professeur Hart Lazer.
« La compassion c’est d’avoir la capacité d’être en présence de la souffrance de l’autre sans avoir le désir de changer quoi que ce soit. Quand notre action est basée sur la diminution de notre propre souffrance ce n’est pas de la compassion. »
jeudi 13 janvier 2011
Poème instant de douceur
Je marche sur la Terre au milieu de cette vie trépidante
Tout le monde semble vouloir courir pour atteindre un but imaginaire
Pas le temps d'écouter
Pas le temps de rêver
Pas le temps de sourire
Pas le temps d'accueillir
Le tourbillon s'accélère et nous nous laissons emporter par le temps
Alors je m'arrête
Je souffle
Je respire
L'air emplit mes poumons de cette Vie qui coule en douceur
des étoiles jusqu'à mon coeur
Immobile
J'écoute
J'accueille
J'observe
Je ressens
Je prends le temps et le temps disparaît
Hors du temps me voilà dans l'unique instant
L'éternel présent que la vie m'offre à chaque instant
La paix m'envahit et la douceur me submerge
La fenêtre s'ouvre et l'Amour s'engouffre comme
une rafale de vent cosmique
Et je vois tous ces coeurs qui courent, prêts a s'ouvrir
Je vous aime
Soyez doux et bons
Prenez le temps de l'instant
Avec douceur...